Jaques Van Lennep

vendredi 14 septembre 2007
par  mamac
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Jacques Van Lennep est né le 11 juillet 1941 à Uccle, dans la région bruxelloise. Il est diplômé en 1960 de Saint-Luc en arts décoratifs et en 1964 en Histoire de l’Art à l’ULB. A partir de 1965, il travaille au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles. Il crée le CAP (Cercle d’Art Prospectif) en 1972. Il exerce la profession d’enseignant des technologies picturales à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles de 1982 à 1990.
Au cours de sa carrière, Jacques Van Lennep fait plusieurs expositions. Certaines de ses œuvres s’y retrouvent mais l’artiste a la volonté de donner un thème différent pour chacune d’elles. De cette manière, le public découvre ou redécouvre des éléments dans un autre contexte. Le Collège communal de la ville de Liège organise l’exposition Alchimiquement Vôtre qui se déroulera du 5 octobre au 2 décembre 2007 au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Liège.
Ici, Jacques Van Lennep invite son public à suivre le parcours initiatique d’un artiste soudeur en quête d’un remède à son obsession pour les ténèbres. Au cours de ce parcours, le protagoniste rencontre plusieurs personnages, Ezio Bucci, un supporter habillé aux couleurs de l’équipe de Charleroi ; Yves Somville, un acteur ressemblant au Christ ; Alfred Laoureux, un collectionneur d’articles de presse ; Robert Garcet, un architecte de la tour de trente-trois mètres d’Eben Emael réunissant géologie, paléontologie et tradition alchimiste ; un peintre incognito qui, pour échapper à la même obsession se promène avec un fer à repasser. Il trouve la solution en ayant une hallucination après avoir mangé un homard. L’exposition est divisée en dix parties distinctes mais reliées entre elles par le thème. Le cheminement se fait selon la progression de l’artiste soudeur dans la découverte de son remède.
Le créateur est influencé tout au long de sa vie par les artistes belges Magritte, Broodthaers, Panamarenko et Marthe Wéry. Il recherche un nouveau moyen de communication par l’art. Pour lui, l’art est un langage, un récit formé par la relation entre les choses. Il est historien de l’art, artiste et relie sans cesse ces deux formations : la narration de l’histoire et la mise en relation des créations artistiques. Il compose son œuvre en trois étapes : énonciatrice, il nous donne à voir, communicative, il nous donne à comprendre et participative, il nous sollicite. Jacques Van Lennep nous dit à propos de son art : L’œuvre relationnelle accomplie tend avant tout à ménager le maximum d’échanges d’informations. Plusieurs interprétations sont donc possibles.
L’artiste joue sur les effets visuels, c’est le cas dans l’œuvre Be-In dans laquelle, il utilise des miroirs. En tant qu’historien, il fait référence au passé artistique par exemple dans Tableau-texte d’après les Arnolfini de Jan Van Eyck et au passé historique dans Pompéi an 79 où il s’inspire de la description écrite par Pline sur l’éruption du Vésuve. Il se réfère également aux gens, des marginaux tels que Robert Garcet ou Alfred Laoureux et des artistes comme Marcel Duchamp.
Jacques Van Lennep donne volontairement à l’exposition un effet de « cache-cache » pour que le spectateur découvre, mette en relation de manière mentale les différentes œuvres picturales, sculpturales, photographiques et médiatiques. Il contextualise ses œuvres en utilisant des éléments de la vie quotidienne et donne ainsi au public l’occasion de réfléchir de façon naturelle sur le thème de l’alchimie.


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